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samedi 1 octobre 2011

Autant MONTEBOURG colle au programme du PS,autant HOLLANDE s'en écarte


"Ces vingt dernières années,le cours du monde s'est accéléré au point de le rendre méconnaissable...L'Europe n'est plus le centre de l'occident qui n'est plus le centre de la planète. Rangeons nos vieilles mappemondes,elles ne disent pas le monde actuel...Les européens perdent confiance. Leur modèle économique est à la peine après deux décennies où la dette,celle des ménages ou celle des états,a remplacé la hausse des salaires. La mondialisation bat en brèche nos certitudes les mieux ancrées. Européens et Américains n'ont plus le monopole des productions à forte valeurs ajoutées. Les pays émergents sont en phase de rattrapage,sinon de dépassement...Après quatre siècles d'hégémonie,les nations occidentales vieillissent et semblent résignées à cultiver leur passé plutôt qu'à se projeter dans l'avenir... De telles secousses dans une période de chômage de masse et de précarité ébranlent les sociétés européennes... Les dirigeants des pays les plus riches ne tirent pas les leçons des dégâts provoqués par les mauvaises pratiques. "Nous allons moraliser le capitalisme" avaient-ils promis après l'effondrement de la banque américaine Lehman Brothers,épicentre du plus grave crise financier depuis 1929. Trois ans plus tard on nous dit que la crise est finie. La réalité est moins rose...Malgré les annonces tonitruantes aucune des préconisations ou des sanctions évoquées par le G20 n'a été concrétisée à ce jour... La délinquance financière n'est pas réellement  réprimée par les pouvoirs publiques. A juste raison,aux yeux des citoyens,l'absence de radars sur les autoroutes de la finance traduit une démission du politique face aux profits et aux profiteurs...La crise a explosé en 2008,mais elle vient de loin. Elle n'est pas un accident de la conjoncture,un dérèglement du système en attendant le retour à la normale,mais l'échec du modèle fondé sur la devise "financiarisation,déréglementation,privatisation"...Pour accroître le profits,les gouvernements libéraux ont affaibli la protection sociale et le pouvoir d'achat,avec en Europe la passivité de certains dirigeants socio-démocrates...Cette prédation exercée par la finance sur l'économie,plombe l'activité des entreprises,les vraies,celles qui produisent,embauchent,forment. Les paradis fiscaux bancaires et judiciaires rient au nez des états dont la plupart n'envisage pas sérieusement de mettre fin aux activités illicites qu'abrite une kyrielle de principautés et d'ilots confettis... Le capitalisme financier,loin des compromis de l'économie sociale de marché est redevenu une fabrique à inégalité et à brutalité voisine de celle qui se déployait au XIX° siècle...L'avenir se joue sans nous,loin de nous contre nous... Mais au nom de quoi,après avoir semé tant d'idées fondatrices dans l'Histoire,la France rejoindrait-elle le banc de touche?...Il faut rompre avec l'idée qu'il n'existe qu'une seule solution possible! Dans l'histoire d'un peuple libre il y a toujours un chemin ouvert et des choix utiles contre la gestion sans âme et les dogmes répétés en boucle par ceux-là même qui ont mal agi ou qui sont à l'abri...Ce sont la dérégulation et la marchandisation qui demeurent la recette privilégiée. Le capitalisme financier reste dominant. Le compte à rebours écologique continue de s'égrener,les injustices et les tensions de croître... C'est le modèle qui mine la planète et mène l'humanité dans le mur...Les socialistes et la gauche proposent avec une conviction du coeur la politique (pour) reprendre le pouvoir sur la finance..."

  La fièvre provoquée par le dernier débat TV des candidats à la primaire semble tombée. Je profite de cette accalmie passagère pour y revenir. Non pas pour rallumer le feu,mais un peu de recul s'avère nécessaire. Le texte que je reproduis ci-dessus n'a pas été rédigé par Montebourg. C'est pourtant à s'y méprendre. Il s'agit simplement d'un recueil des meilleures lignes du programme du Parti Socialiste pour 2012,dans le chapitre "L' AVENIR AIME LA FRANCE " des pages 5 à 17. J'ai choisi ces lignes pour deux raisons qui se rejoignent: Autant Montebourg colle au programme du PS,autant Hollande s'en écarte. Il est même en contradiction avec ce programme sur un point essentiel,car fondateur de la future union de la gauche: les rapports avec la finance internationale. Il est tragiquement silencieux sur les banques et la redéfinition de leurs rôles sur le territoire national. C'est dire à quel point il s'accroche à ces vieilles recettes que le PS fustige. Il appartient à ces socio-démocrates que le programme du PS dénonce dans leur complaisance avec le libéralisme mondialisé dominant mais source de toutes les crises. Ce que je trouve extrêmement grave s'il parvenait à se faire élire malgré tout,et c'est loin d'être fait,c'est qu'il va usurper toutes nos victoires,les sénatoriales et probablement les législatives pour les mettre au service de sa politique en foulant aux pieds notre programme! Quitte pour cela à s'allier avec Bayrou! Ce n'est pas une simple fiction de ma part. C'est une forte probabilité,on ne peut l'écarter. L'élection de cet homme est un véritable danger pour la gauche,pour ses idées,pour la France. Le seul rempart pour contrer la prédation c'est la démondialisation. Elle s'opère au grand jour,à l'échelle de la planète. Aux primaires éliminons les complices du système. Posons la première pierre de la démondialisation en France. Démontrons par les urnes que si les destins de Hollande et de Montebourg se sont croisés,ils ne vont pas dans le même sens.

1 commentaire:

  1. La classe

    Je vais vous rendre vos copies !
    Je sais que vous vous impatientez
    C'est pour ça que je prends tout mon temps ...
    Qu'est-ce que je pourrais vous dire pour que vous soyez
    Un peu moins sensibles à vous-mêmes?
    Qu'on vient de vivre le mois de septembre le plus chaud du siècle !
    Ça n'a rien à voir !
    C'est pour ça que je vous le dis.


    http://www.lejournaldepersonne.com/2011/09/la-classe/

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