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dimanche 15 janvier 2012

SARKOZY: c'est FINI ?...



« Tout ça pour ça ». Cette expression populaire traduit parfaitement ce qu'un grand nombre de français a dû se dire suite à la perte de cette fameuse triple A. Nicolas Sarkozy avait en effet défini deux axes majeurs dans sa stratégie de réélection: Ne pas se faire dégrader par les agences de notations en espérant que les plans de rigueur pris depuis l'été dernier puissent améliorer les statistiques à présenter aux électeurs. Parallèlement,sortir l'Europe et la France de la crise de la dette. D'où son activisme sur la question et la succession de réunions au sommet pendant lesquels il s'est heurté à l'intransigeance allemande qui a finalement réussi à imposer une politique de rigueur généralisée. L'agence Standard & Poor's a fait savoir dans ses attendus que la politique d'austérité n'est pas La Solution à la crise. C'est un désaveu sévère de Sarkozy tant pour sa politique en France que pour celle qu'il a dû consentir pour l'Europe. Ces deux axes se sont effondrées avec bruits et fracas quels que soient les efforts de communication de l'UMP pour en amortir le choc.
Sarkozy paie au prix fort la promesse non tenue de Toulon I où il a annoncé vouloir refonder le capitalisme,moraliser la pratique de la finance internationale et des agences de notations. Il paie au prix fort la promesse intenable de Toulon II où il prônait la refondation de l'Europe dans des délais excessivement courts pour que cela soit en phase avec le calendrier de nos présidentielles. Ce double échecs sonne comme un glas. Son silence est éloquent. Il accuse le coup. Il a compris que pour les présidentielles il est au plus mal. Pourra-t-il jamais rebondir? Comme on dit,ne vendons pas la peau de l'ours...

La présence de François Hollande au second tour semble donc être acquise. La vraie question qui se pose est celle de la relation entre PS et FDG. Elle est autant idéologique que politique. Autant le premier insiste dans sa stratégie d'accompagnement du système propre à la sociale démocratie,autant le second persiste dans sa stratégie de rupture. Les propos de Jérôme Cahuzac ce soir sur C politique,comme ceux de Jean-Luc Mélenchon hier à Nantes le confirment si besoin était. Ces deux formations sont insolubles l'une dans l'autre. Le PS n'accepterait de coopérer qu'avec le Mélenchon docile du gouvernement de Lionel Jospin « qui a laissé de bons souvenirs »à J.Cahuzac. « La flamme et la fureur » refuse toute compromission avec la sociale démocratie de François Hollande. Les électeurs feront leurs choix. L'électeur que je suis a déjà fait le sien.
J'ai eu souvent l'occasion de dire sur ce blog que la sociale démocratie est pour moi aussi obsolète que le communisme. Les crises qui se sont succédées depuis celle des subprimes de 2008 montrent que l'Histoire de l'humanité est à un tournant historique. On assiste à la fin d'un cycle pour entrer dans un nouveau qui sera extrêmement différent de l'ancien. C'est la raison pour laquelle j'ai adhéré et soutenu les idées de démondialisation et de VI° république de Montebourg. Vouloir s'accrocher à l'ancien monde et aux pratiques politiques qui lui sont inhérentes est à contre-sens de l'Histoire. De ce point de vue,Sarkozy et Hollande sont aussi dépassés l'un que l'autre. Dans cet entre-deux mondes où l'ancien refuse de mourir et où le nouveau a du mal à naitre,les manœuvres sont multiples,indicibles : Leur affrontement ne doit pas nous induire en erreur. Tous les deux sont d'authentiques conservateurs qui défendent le système,chacun de son côté,chacun à sa manière. La gauche se doit de les éliminer politiquement,démocratiquement.

Je fais partie de ces quelques 17% d'électeurs aux primaires socialistes qui ont fait le choix de soutenir les idées d'Arnaud Montebourg. Jusqu'à aujourd'hui,ce dernier est resté fidèle à son engagement envers le candidat socialiste. Mais la contradiction est telle entre les idéologies de ces deux hommes que cette cordiale mésentente a peu de chance d'aller au-delà des présidentielles. On verra. Pour le moment la priorité est au premier tour. J'invite toutes celles et ceux,citoyennes et citoyen de gauche,encartés ou non,conscients que demain se joue aujourd'hui,qui croient à la démondialisation et à la VI° république,à se demander si leur devoir est de se mettre en travers de la marche de l'Histoire et de voter pour celui qui incarne le conservatisme de gauche. Pour celui qui veut se partager le contrôle du système par une alternance qui ne profite toujours qu'aux même quel que soit le discours de circonstance qu'il puisse tenir. 

Ma conviction est que si nous voulons planter l'étendard des idées auxquelles nous croyons dans le paysage politique, plus profondément encore que nous ne l'avions fait lors des primaires socialistes,nous devons soutenir massivement la candidature de Jean Luc Mélenchon pour qui la rupture n'est pas un concept vide de sens. C'est la seule chance qui nous soit donnée de participer activement au premier acte du renouveau historique que nous souhaitons. C'est la seule manière de montrer que nous existons et que nous avons bien l'intention de peser pour les actes suivants à commencer par le second tour. Si nous sommes suffisamment fort,le PS nous respectera et ne nous convoquera pas pour lui apporter nos voix et nous congédier après. Nous devons réussir ce premier tour pour ne pas avoir de regret et nous dire : « tout ça pour ça ! »

1 commentaire:

  1. La dernière Religion

    A vos programmes candidats!!

    Tout élu qui ne tiendra pas la moindre de ses promesses
    sera traité de la pire espèce
    Et sera crucifié
    sans autre forme de procès
    Cette nouvelle religion a un seul et unique mot d'ordre : "Souviens-toi"

    http://www.lejournaldepersonne.com/2012/01/la-derniere-religion/

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